• SportsTahiti MAG’ : Le Sport Santé, une priorité pour E-bike Polynesia

    Vendredi 25 Septembre 2020 – Trois mois après la reprise de la saison cyclisme, nous vous proposons de découvrir l’une des facettes de la société E-bike Polynesia gérée par Medhi Gabrillargues. Installé depuis 2016 au fenua, c’est en 2017 que Medhi Gabrillargues s’est lancé le défi d’y banaliser le vélo à assistance électrique. Deux ans et demi après l’ouverture de sa boutique au quartier du commerce, il a vendu plus de 1 700 vélos, créé plus de 110 emplois et a même réussi à fédérer une communauté autour de ces bijoux de la technologie sportive !

    Reconnu ici comme étant le spécialiste du VAE, Medhi Garbrillargues ne se contente pas de vendre des VAE. Persuadé, depuis son arrivée, que le vélo est un sport d’avenir sur le territoire, il n’hésite pas à mettre à profit, ses compétences de sportifs. Pour ce premier volet dédié à Medhi Garbrillargues et E-bike Polynesia, partons à la découverte du programme sport santé qu’il propose.

    Pouvez-vous nous parler du programme sport santé que vous proposez ?

    « J’ai commencé cette aventure il y a tout juste un an. À cette époque-là, un homme est venu m’acheter un vélo en me disant qu’il voulait maigrir. Il pesait 168 kg et quand tu fais ce poids-là, c’est compliqué de trouver un sport adapté. Il faut un sport porté pour ne pas t’abîmer le corps. J’ai commencé le coaching avec ce monsieur, j’ai fait des vidéos et puis finalement, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de demandes. »

    Aujourd’hui, combien de personnes coachez-vous ?

    « À ce jour, ils sont une quarantaine à suivre le programme personnalisé que je propose. La plupart d’entre eux se sont présentés en boutique en me disant qu’ils voulaient acheter un vélo pour maigrir. Dans ce que je propose, il y a quelque chose de primordial, c’est que la demande vient d’eux. La motivation de chacun est importante et je m’adapte vraiment à celle-ci. Je leur dis comment faire et quand ils commencent à avoir des résultats, ils se mettent, d’eux-mêmes, de manière progressive, à manger plus sainement. »

    Quelle est la stratégie que vous adoptez pour qu’ils atteignent leur objectif ?

    « Pour commencer, on fait un test à l’effort pour déterminer une zone cardiaque. Je leur donne des directives simples : le nombre de fois qu’ils doivent rouler dans la semaine, la cadence qu’il faut avoir et je leur donne surtout le nombre de pulsations qu’ils ne doivent pas dépasser quand ils roulent. Il faut qu’ils roulent en endurance. Pour maigrir, il faut faire un effort en dessous de 60 % de son max et, en Polynésie, beaucoup n’ont pas compris ça. Quand tu forces, tu ne maigris pas, car ton corps utilise une autre filière énergétique : le glucose sanguin et le glycogène intramusculaire. Quand l’effort est inférieur à 60 % du max, le corps n’utilise que du gras pour faire de l’énergie et là, tu as du résultat. »

    Des adeptes motivés.

    De quelle manière les motivez-vous ?

    « Au début, je leur dis de ne rien changer à leur alimentation, car je ne veux pas imposer quelque chose de draconien. Il faut toujours que cela vienne d’eux. Je n’ai pas envie que, deux mois après avoir commencé, ils pètent les plombs et que le corps fasse un rebond. Par contre, ils doivent boire beaucoup d’eau pendant l’effort. Avec les personnes en surpoids, je reprends bien les fondamentaux. Les entraînements cardio arrivent bien après. »

    Qu’est-ce qui, pour vous, est primordial quand on fait du vélo pour perdre du poids ?

    « J’insiste énormément sur la manière de pédaler. Une personne qui ne tourne pas les jambes et qui y va en forçant, ça ne sert à rien. Ce n’est pas bénéfique, ni pour lui ni pour le vélo. Une personne qui fait du 50 tours/minute pendant une heure par rapport à une personne qui fait du 100 tours/minute, c’est comme si elle avait roulé deux heures. La cadence de pédalage, pour allonger le muscle et l’affiner change tout. »

    Pour la perte de poids, le vélo est un bon allier.

    Un dernier mot ?

    « E-bike Polynesia veut vraiment mettre en avant le vélo en tant qu’investissement durable. Tout ce qui n’est pas durable, ce n’est pas notre culture. Un vélo électrique qui coûte 80 000 francs, on est totalement contre… C’est un vélo qui ne va pas durer et qu’il va falloir jeter dans six mois. Ce qui arrive à Tahiti va rester à Tahiti donc il faut vraiment voir sur le long terme. Ensuite, le service coaching n’est pas mal non plus et il est entièrement gratuit ! C’est un service que j’offre à ceux qui le souhaite. Si tu veux prendre un vélo et que ton objectif, c’est de maigrir, je peux t’aider. 70 % du service est après la vente. Si je vends un vélo, c’est cool, mais en vrai la vente du vélo, on s’en fiche, ça se vend super, facile. Tous les soirs, on est entre cinq et trente-cinq à rouler, à faire des exercices ensemble, et ça, c’est un plus ! Ici, à part nous, il n’y a personne qui le fait et d’ailleurs, il n’y a personne qui sait le faire. »


    E-bike Polynesia
    Adresse : 14 rue Yves Martin
    Quartier du commerce en face de Siou Lee
    Papeete
    Tél : 40 81 08 00
    Mail : ebikepolynesia@gmail.com
    FB : E-bike Polynesia


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