• Va’a « PNG 2015 » : Une première pour Milton Laughlin

    Milton Laughlin, ancienne gloire du va’a de l’époque des piroguiers de Faa’a et de Ra’i, frère de Lewis, est désormais reconverti en formateur diplômé de va’a. Depuis quelques semaines, il prépare pour la première fois de sa vie, aux côtés de Tamatoa Perez et Philippe Bernadino, les sélections masculines et féminines pour les Jeux du Pacifique Sud de Port Moreby. Sportstahiti l’a rencontré.

    SportsTahiti : « Comment en es-tu arrivé à te lancer dans la préparation des sélections ?

    Milton Laughlin : J’ai répondu à l’appel de Doris Hart, la présidente de la Fédération Tahitienne de Va’a, qui m’a demandé de venir donner un coup de main à Tamatoa et Philippe pour s’occuper de nos rameurs et rameuses. Il faut vraiment un minimum de trois personnes pour s’occuper de la préparation des deux sélections. Tamatoa avait déjà une base pour la sélection grâce aux derniers championnats du monde de Rio, du coup on a « juste » eu à compléter cette colonne vertébrale.

    Le staff du va'a
    Le staff du va’a

    SportsTahiti : Quels sont les points sur lesquels vous travaillez particulièrement lors de vos entraînements ?

    ML : Nous préparons nos rameurs sur les moindres détails. Les procédures de départs, les virages, la concentration, l’esprit d’équipe, la gestion de l’effort, etc… voilà un peu notre rôle. Parce que la plupart des rameurs sont déjà bien préparés grâce à leurs clubs. Parce que leur base de travail c’est le marathon et le sprint. Les rameurs tahitiens sont vraiment complets. Nous, on essaye de bien travailler ensemble, avec le peu de temps qu’on a, et on cherche la bonne combinaison. Savoir qui est au top, à chaque poste.

    Les chronos comme références durant nos entraînements

    SportsTahiti : Les entraînements doivent être intenses…

    ML : Oh oui ! Il y a la base d’entraînement certes, mais on les pousse quand même à fond parce qu’on va chercher le chrono. Il faut que les rameurs et rameuses soient à fond pour qu’on puisse avoir des chronos précis. Parce qu’on se base sur les chronos donc c’est important. On se dit qu’il faut avoir une marge en plus. C’est ce qu’on travaille actuellement avec les filles et les garçons.

    SportsTahiti : Pour l’environnement et les conditions sur le plan d’eau en Papouasie ?

    ML : Apparemment il fait chaud et sec, donc ça nous convient plus. D’après Gordon Barff qui est déjà passé là-bas, le plan d’eau est idéal pour le marathon. Maintenant, en ce qui concerne le plan d’eau pour les sprints, on a pas encore d’information là-dessus. Seulement qu’il y a 6 couloirs et les virages à 250 mètres. Pour un 1500 il faudra donc faire trois tours.

    Les coachs suivent les rameurs sur l'eau, en V1
    Les coachs suivent les rameurs sur l’eau, en V1

    SportsTahiti : Sur le matériel que vous aurez à utiliser durant la compétition ?

    ML : C’est un point qui nous tracasse un peu aussi. Nous ce qui nous intéresse c’est la hauteur des sièges. Parce qu’on a un jeu de rame, et pour ça, il ne faudrait pas se tromper. Il ne faudrait pas avoir des rames trop courtes ou des sièges trop hauts. Alors c’est mieux d’avoir un jeu avec des rames un peu plus grandes, et arrivés là-bas on peut couper, c’est plus facile, alors qu’allonger une rame, ça va être compliqué surtout qu’on n’aura pas le temps.

    SportsTahiti : L’objectif pour les sélections tahitiennes ?

    ML : 12 sur 12. On veut bien sûr aller chercher toutes les médailles d’or. En V1, V6, V12 et marathon, en hommes comme en femmes. Maintenant il faudra aller les chercher…»

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