• SportsTahiti MAG’ : Le MMA légalisé au Fenua

    Vendredi 10 Janvier 2019 – Une délégation de service public a été accordée le 27 décembre dernier à la Fédération de Lutte, Arts Martiaux Mixtes, jiu jitsu brésilien et Disciplines Associées (FPLALDA) pour encadrer la pratique du Mixed martial art au fenua. Une disposition qui permet notamment à la fédération délégataire d’organiser des combats amateur sur le territoire.

    Le pays a validé la pratique du MMA au Fenua.

    Le Pays a étudié la possibilité de légaliser la pratique du Mixed martial art (MMA) au fenua. La Fédération polynésienne de lutte d’Arts Martiaux Mixtes, de Jiu Jitsu et des disciplines associées (FPLAJDA), présidée par Hiro Lemaire, affiliée récemment à la Fédération internationale de MMA (IMMAF) s’est positionnée pour encadrer la discipline sur le territoire.

    Le Mixed martial art, ou MMA et anciennement free-fight, est un sport de combat qui est en vogue auprès de la jeunesse polynésienne, mais qui a souffert – et qui continue de souffrir – d’une image négative auprès de l’opinion public. Catalogué pendant de nombreuses années comme une discipline sportive d’une extrême violence du fait des coups qui peuvent être portés au sol par les combattants et le fait que les combats se déroulent dans une cage, il était compliqué pour les autorités de l’Etat et du Pays d’autoriser la pratique de la discipline.

    Mais au cours des derniers mois, le MMA semble s’être racheté une conduite et les autorités se disent prêtent à légaliser sa pratique. Ainsi en mai dernier la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) a lancé un appel à manifestation d’intérêt aux fédérations sportives susceptibles d’accueillir le MMA dans leurs activités. La Fédération polynésienne de lutte d’Arts Martiaux Mixtes, de Jiu Jitsu (FPLAJDA) et des disciplines associées, présidée par Hiro Lemaire qui se bat depuis plusieurs années pour la reconnaissance de la discipline y a répondu favorablement. “Actuellement, notre dossier est en étude au Ministère, et comme pour la France, nous espérons que le MMA sera légalisé, dès le 1er janvier 2020”, explique Hiro Lemaire.

    Du côté des combattants du fenua on se réjouit d’une telle avancée. C’est le cas par exemple de Henri Burns. “Le Pays entend enfin la voix des athlètes. Ca représente beaucoup. On milite pour ce projet depuis des années”, confie le champion de Moorea. Pour Raihere Dudes la légalisation du MMA permettra “d’offrir une certaine reconnaissance aux pratiquants de la discipline.”

    Une conférence sur le MMA pour rassurer

    En attendant la légalisation du MMA sous nos latitudes la Fédération polynésienne de lutte d’Arts Martiaux Mixtes, de Jiu Jitsu et des disciplines associées a organisé en octobre une conférence international sur le MMA. L’occasion ainsi de rassurer le grand public, mais aussi les initiés sur la pratique de la discipline. Des figures du MMA ont ainsi été invitées. Tels que Bertrand Amoussou, champion de judo et pionnier du MMA en métropole ou encore Kerrith Brown, ancien judoka de haut niveau et président de la fédération internationale de MMA (IMMAF). A noter également la présence de Yann Ramirez, docteur en sociologie et auteur d’une thèses sur le MMA.

    Une conférence de MMA pour rassurer.

    “Avant toute tentative du développement sportif du MMA en Polynésie Française, nous avons pensé qu’il serait judicieux de lever le voile, sur les interrogations et les idées reçues des effets du MMA, dans la société. C’est pourquoi, nous avons tenu à inviter des experts en sociologie du sport, du développement de la discipline tant au niveau amateur que professionnel, pour nous éclairer sur le sujet”, atteste Hiro Lemaire. Ce dernier a profité de cet évènement pour officialiser l’affiliation de la FPLAJDA à l’IMMAF. “On pourra s’appuyer sur l’IMMAF, pour nous donner les bases réglementaires pour la pratique du MMA à Tahiti et c’est une bonne chose”, se réjouit Henri Burns.

    Favoriser la pratique en amateur

    D’un point de vue pratique la légalisation du MMA passera par l’octroi à la FPLAJDA d’une délégation de service public (DSP) par un arrêté pris en conseil des ministre, à condition que la fédération présidée par Hiro Lemaire réponde à toutes les attentes pour assumer l’encadrement et la formation à la discipline en Polynésie.

    Soyons cependant clair, la légalisation du MMA sous nos latitudes ne sera pas synonyme de combats de l’UFC avec comme tête d’affiche Khabib Nurmagomedov et Conor McGregor. La légalisation du MMA au fenua servira avant tout à développer et à encourager la pratique amateur au sein de club. “Il y aura la possibilité d’organiser des combats et de petites compétitions amateurs ce qui va donner certaines bases à nos jeunes. Cela va leur donner un but aussi aux jeunes qui vont s’entraîner pendant six mois, voire un an qui au bout d’un certains temps se fatiguent de l’entraînement et veulent combattre”, affirme Raihere Dudes.


    Flore Hani, combattante professionnelle de MMA : “J’attends beaucoup de la mise en place de diplômes et d’une reconnaissance du statut de l’athlète”

    Hani qu’-est-ce-que représente pour toi la légalisation du MMA au fenua ?

    « Concrètement la légalisation du MMA ne représentera pas grand choses, du moins pas pendant au moins les 2 ou 3 premières années. En tout cas personnellement çà changera rien à ma carrière, le seul avantage que çà pourra m’apporter c’est que des formations et diplômes réel(le)s et reconnues seront mises en places et permettront de valoriser les clubs et entraîneurs qui les passeront. Mais dans la pratique de tous les jours çà ne changera pas grand chose. L’impact sera certainement beaucoup plus fort en France qu’il ne le sera ici en Polynésie, car il y a déjà un gros vivier de combattants sur place et les grosses promotions mettront en place des événements en France du fait du nombre important de combattants déjà formés et expérimentés la bas. Ici, çà ouvrira déjà les formations et un peu plus de pratique, mais il ne faut pas rêver, l’UFC et autres promotions ne vont pas débarquer en Polynésie française, du moins pas pour un bon nombre d’années. »

    Concrètement qu-‘est-ce-que la légalisation du MMA va changer pour les pratiquants de la discipline au fenua ?

    « Comme je l’ai dit, pour moi la légalisation ne représente vraiment qu’un aspect administratif. La pratique en club n’a jamais été interdite, le seul problème c’est que ça ouvre la porte à n’importe quoi, et en Polynésie on est assez forts pour ça…. Les gens qui accolent MMA à leur insigne de salle alors qu’ils ne connaissent du MMA que ce qu’ils ont vu à la télé… Je pense que le premier bon élément que ça apportera sur la table c’est un cadre légal de la pratique et une planification avec des objectifs pour les pratiquants, comme dans tout autre sport. Personnellement j’attends beaucoup de la mise en place de diplômes et d’une reconnaissance du statut de l’athlète combattant en MMA. A l’heure actuel, le statut n’est pas reconnu car contraire à la loi, mais la légalisation permettra cette reconnaissance à part entière. Dans un premier temps, pour les pratiquants, çà va permettre d’organiser une progression logique dans les clubs qui enseigneront le MMA. Si la légalisation se fait, et donc l’affiliation à l’IMMAF, il faudra que les clubs aient des enseignants formés, et diplômés qui se devront de suivre une programmation avec des échéances et des objectifs à l’année pour chaque pratiquant, de même que l’on passe des grades dans les écoles d’arts martiaux. Pour ce qui concerne les combats, avant de penser à organiser des combats, il faudra déjà avoir un vivier de combattants, ce qui à l’heure actuelle n’est pas le cas. Je pense que certaines exigences seront mises en place quand au niveau minimum que le pratiquant devra avoir acquis avant de pouvoir rentrer dans la cage, par exemple maîtriser un minimum de techniques debout au sol et en lutte. Puis il faudra aussi avoir assez de gens ayant des niveaux et poids équivalents. Donc si on rentre dans le détails, çà prendra beaucoup plus de temps que ce que l’on pense. Puis la encore une fois, on ne parle que de niveau amateur. »

    Selon toi est-ce-que sur le territoire il y a suffisamment de personnes ressources pour encadrer la pratique de la discipline ?

    En Polynésie Française aujourd’hui, il n’y a que très peu de pratiquants et la majorité d’entre eux ne pratiquent pas à haut niveau, donc connaissances techniques quand même limitées quand il en vient à enseigner. La question qui va se poser c’est : qui va être assez compétent pour se former et enseigner ? Ou même plus, en condition physique aussi… parce que l’image du coach en surpoids qui arrive à peine à bouger ça va être folklore pour montrer des techniques de lutte…. pour être sérieux deux minutes, je pense qu’ il sera indispensable de faire venir des enseignants qualifiés et formés durant les quelques premières années, même pour apporter une plus valu à ceux qui ont déjà une expérience réelle du MMA. Il sera indispensable de faire venir régulièrement des coachs expérimentés de l’international pour former les futurs coach Polynésiens, ou même que les coach polynésiens aillent faire régulièrement des stages en international. Le MMA évolue sans cesse, il faut être à la page en permanence.


    Henri Burns, combattant de MMA“Le MMA en Polynésie est pratiqué à l’état sauvage”

    Qu’est-ce-que représente pour toi la légalisation du MMA en Polynésie ?

    « Le Pays entend enfin la voix des athlètes. Ca représente beaucoup. On milite pour ce projet depuis des années, notamment par l’intermédiaire de Hiro Lemaire, le président de la fédération de lutte et des arts martiaux mixtes. Ce projet s’est concrétisé lors de la conférence du MMA qui s’est tenue en octobre. On se rapproche du but et on espère que ça va se faire très prochainement. »

    On sait que le MMA a été catalogué comme un sport de combat extrêmement violent. Est-ce-toujours le cas aujourd’hui ?

    « C’est un sport comme les autres. Les combats peuvent paraître violents de prime abord. C’est dû je crois à la promotion des combats faite par l’UFC, où on voit des effusions de sang, la cage. Mais si l’on creuse bien le sujet on apprend que le MMA est moins violent que la boxe, le rugby ou le football américain. Il y a moins de commotions cérébrales par exemple. Le MMA aujourd’hui est très réglementé. Mais il y a toujours des risques à prendre. Et c’est ce qui fait la beauté du sport, ce sont les risques que tu prends pour atteindre tes objectifs. Aujourd’hui le MMA en Polynésie est pratiqué à l’état sauvage. Je parle des combats de rue. On a deux options. Soit on reste comme ça et on laisse ces jeunes se battrent et se faire tuer. Où l’on décide de se mettre autour d’une table pour voir comment on peut encadrer la pratique de ce sport. On pourra s’appuyer sur l’IMMAF, la fédération internationale du MMA à laquelle s’est affiliée la fédé de lutte, qui va nous donner les bases réglementaires pour la pratique. »

    Qu’est-ce-que va changer la légalisation du MMA pour les combattants polynésiens ?

    « Déjà on n’aura plus à se déplacer à l’étranger pour participer à des camps d’entraînement. Et l’on pourra organiser des combats au fenua. Ça sera vraiment un honneur de pouvoir combattre devant notre public. »

    Offrir un cadre réglementaire à la pratique du MMA pourra inciter d’autres jeunes à se lancer dans la pratique selon toi ?

    « On l’espère. Avec Raihere Dudes, Flore Hani on essaye de montrer le meilleur exemple possible dans le but d’inciter les jeunes à la pratique du MMA. C’est un sport qui véhicule beaucoup de valeurs comme l’humilité, le respect, la discipline. Si tu n’as pas toutes ces valeurs tu ne pourras jamais réussir »


    Raihere Dudes, combattant professionnel de MMA : “Légaliser le MMA offre une certaine reconnaissance”

    Le Pays souhaite légaliser le MMA en Polynésie. Qu’est-ce-que ça représente pour toi ?

    C’est un grand pas en avant pour la discipline et les combattants sur le territoire. Ça offre une certaine reconnaissance. Mon premier combat je l’ai fait il y a sept ou huit ans déjà. Et à l’époque ce sport était diabolisé. Maintenant les mentalités évoluent dans le bon sens. La fédération de lutte et des arts martiaux mixtes s’est affilié à l’IMMAF. Ce n’est pas rien. Ça a sûrement rassurer le Pays sur le fait que les choses seront bien faites et bien encadré pour la pratique de ce sport.

    Qu’est-ce-que la légalisation du MMA va changer ?

    « Pour les professionnels je crois que ça ne changera pas grand chose, parce que la carrière professionnelle sur le territoire ça se développera dans un peu plus longtemps. Mais c’est surtout au niveau des amateurs que ça va apporter des avancées. Comme par exemple la possibilité d’organiser des combats et de petites compétitions amateurs ce qui va donner certaines bases à nos jeunes. Ca va donner un but aussi aux jeunes qui vont s’entraîner pendant six mois, voire un an qui au bout d’un certains se fatiguent de l’entrainement et veulent combattre. On leur donne des objectifs. »

    Est-ce-qu’aujourd’hui sur le territoire nous avons des personnes qualifiées pour encadrer la discipline ?

    « Il n’y pas forcément des gens qui ont été formés officiellement par l’IMMAF. Mais nous avons des combattants qui ont fait des carrières amateurs ou pros assez conséquentes, et grâce à cette expérience ils peuvent se permettre d’enseigner le MMA. De mon côté j’ai une centaine d’élèves depuis des années et ça se passe bien. On n’a pas la science infuse. Avoir un formateur vraiment dédié uniquement au MMA serait vraiment un atout pour développer la pratique de la discipline. »

    Ton avis sur le futur pôle de combat de Punaruu ?

    Bonne nouvelle. De mon côté je loue tout le temps des structures pour pouvoir m’entrainer. Et c’est pas évident côté porte-feuille. Le pôle de combat ça va aider au développement de la discipline. Avec les bons encadrants et le bon matériel ça ne peut être que bénéfique.


    Hiro Lemaire, président de la Fédération polynésienne de lutte, d’Arts Martiaux Mixtes, de Jiu Jitsu et des disciplines associées “Le MMA peut être utilisé comme outil pour dévier les jeunes de la violence”

    Depuis combien d’années vous battez vous pour la reconnaissance du MMA en Polynésie française ?

    Nous avons créé la fédération en 2006 sous l’ancienne appellation de : « Fédération Polynésienne de Jiu Jitsu Brésilien ». En 2010, nous avons changé de nom, pour devenir la « Fédération Polynésienne de Grappling ».Puis en 2012, lorsque nous avons effectué les démarches pour être affilié à la FILA – Fédération Internationale de Lutte et Disciplines Associées (ci-joint la lettre de la FILA), le président en place à l’époque, nous avait demandé de rajouter les Arts Martiaux Mixtes dans notre statut. Et c’est pour donner suite à sa demande, que nous avons entrepris la démarche auprès des autorités locales et pour la première fois, afin de solliciter la délégation de service public en faveur du MMA. Une demande cependant, classée sans suite. A cette époque, on pouvait considérer que cette pratique avait très peu la côte auprès des autorités publiques, au regard de la mauvaise réputation qu’elle revêt au travers d’images médiatisant plus l’aspect violent, que l’activité sportive en elle-même.
    En 2013, nous décidons d’intégrer les « Disciplines associées » dans l’appellation de la fédération qui prendra le nouveau nom de : « Fédération Polynésienne de Lutte et Disciplines Associées ». Ce qui nous a permis de finaliser notre affiliation à la FILA. FILA devenue aujourd’hui UWW (United World Wrestling).En 2015, le Pays dénombre pas moins de trois Fédérations demandant à développer le MMA au Fenua. Nous avons défendu notre dossier devant une commission ad hoc Mais malheureusement, deux éléments vont avoir un impact direct sur la procédure en cours : une affaire de mœurs, l’affaire Sandy Ellacott ayant engendré une réelle réticence des autorités publiques, à développer cette pratique dans le pays. Et un changement au niveau du Ministère en charge de la Jeunesse et des Sports. Et comme nous le savons tous, les dossiers traités par l’ancien ministère n’est pas toujours suivi d’effet par le nouveau. Il faudra donc repasser à la case départ pour réitérer notre demande. Ce que nous avons fait en 2019. »

    Vous avez organisé en octobre une conférence sur le MMA. Quel était son but ?

    « Il nous est apparu essentiel de lever les verrous concernant les appréhensions exprimées soit par les autorités publiques ou le grand public. Nous avons constaté en effet, que cette pratique était encore très peu connue de tous que ce soient des autorités locales, du mouvement sportif, des acteurs socio-éducatifs ou du grand public et parfois même des athlètes eux-mêmes. Nous-mêmes n’étions pas très au fait de l’éco-système du MMA. Donc, avant toute tentative du développement sportif du MMA en Polynésie Française, nous avons pensé qu’il serait judicieux de lever le voile, sur les interrogations et les idées reçues des effets du MMA, dans la société. C’est pourquoi, nous avons tenu à inviter des experts en sociologie du sport, du développement de la discipline tant au niveau amateur que professionnel, pour nous éclairer sur le sujet. Nous avons voulu apporter au travers de cette conférence, une dimension informative et éducative. L’objectif étant d’amener tout un chacun au même niveau de connaissance sur une pratique souvent décriée. Il était intéressant de comprendre, comment fonctionne l’éco-système du MMA, d’apporter la bonne information, afin que l’on parle de la même chose. Il n’y a rien de plus frustrant, de démarrer un projet, sans que toutes les parties prenantes aient la même maîtrise du sujet. C’est pourquoi, nous avons voulu apporter le plus grand soin quant au traitement du sujet, en offrant une vue d’ensemble, tant sur le plan social, sur l’organisation du MMA amateur et comprendre le MMA professionnel, en apportant également notre vision du développement en tant que fédération. »

    Est-ce-que légaliser le MMA va permettre de résoudre les problèmes de violence et les combats de rue que l’on voit souvent à Tahiti ?

    « La violence est un phénomène inné chez l’homme et de ce fait, nous n’avons pas la prétention de résoudre totalement ce problème par le MMA. Mais il peut être utilisé comme un outil pour dévier les jeunes des violences, que nous pouvons observer presque tous les mercredi après-midi à Papeete ou dans les écoles. De plus, la conférence que nous avons organisée, a été marquée de moments à la fois mémorables et émouvants.En effet, nous avons eu le témoignage d’Henri Burns, dont le profil est celui d’un jeune ayant eu une enfance difficile. Pour Henri, le MMA lui a permis de reprendre le dessus sur son destin. Nous avons eu également le privilège d’avoir les témoignages puissants d’Aremiti Tinirau et de Tamahou Mc Comb qui viennent d’un passé tumultueux, teinté de bagarres, de passages à vide, dans la drogue et la délinquance. Le fait de pratiquer le MMA, les obligent à poser un cadre dans leur vie, d’intégrer un planning d’entrainements régulier, d’avoir une alimentation saine, etc… en d’autres termes, le MMA leur a permis d’entrer dans un processus de resocialisation. C’est là, tout le sens de notre démarche. »


    Le MMA en bref…

    Le Mixed Martial Arts (appelé «combat libre» ou «free-fight»), est catalogué dans les sports de combats. Il comprend des techniques de karaté, de judo, de lutte, de jiu-jitsu, de boxe thaï, de lutte ou encore de taekwendo… Coups de pied, de poing, de genou et de coude, coups au sol, étranglements et clés son permis. Les combats se déroulent dans une cage. La cage est davantage sécurisante qu’un ring pour les sportifs. Le vainqueur est désigné par KO, soumission (immobilisation) ou décision des juges. Les combats de l’UFC sont aujourd’hui les plus grandes manifestations de ce sport.


    Un futur pôle de combat à la Punaruu

    Une subvention de 25 millions Fcpf a été octroyée à l’Institut de la jeunesse et des sports de la Polynésie française (IJSPF). Elle servira à financer les études du projet de construction d’un pôle sportif de combat au complexe de la Punaruu.
    Compte tenu de l’importance du chantier, une maîtrise d’ouvrage déléguée sera mise en œuvre avec Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD). La phase étude portera sur la construction d’un bâtiment R+1 dédié à la pratique des sports de combats. Ces sports, tels que les arts martiaux traditionnels (judo, ju-jitsu, karaté, etc.), la boxe et plus récemment les sports en vogue de type self défense ou MMA (mixed martial arts), sont en effet actuellement éparpillés dans différentes structures en Polynésie française. Afin de promouvoir ces sports de combats auprès des jeunes dans un environnement et des infrastructures adaptés avec un encadrement de haut niveau, il convient donc de réunir au sein d’un pôle ces différentes disciplines.

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