• SportsTahiti MAG’ : La fatigue musculaire : étiologie, conséquences et remèdes

    Vendredi 30 Novembre 2018 – Dans ce 6e numéro de SportsTahiti MAG’, nous parlerons essentiellement de fatigue musculaire liée à la pratique sportive et non de la fatigue musculaire liée à un problème médicale ou congénitale.

    Qu’est-ce que la fatigue musculaire ?

    La fatigue musculaire est bien souvent un symptôme inhérent à la pratique d’une activité sportive et de surcroît lorsque cette activité est pratiquée à un haut niveau. Mais ce qu’il faut pouvoir différencier, c’est la manifestation d’une simple fatigue due à une activité normale et qui va se résorber après un ou deux jours de repos, d’une fatigue musculaire qui peut avoir des conséquences néfastes sur votre santé physique.

    La vraie fatigue musculaire peut être définie par la baisse de performance en entraînement et/ou en compétition d’un groupe musculaire lors d’une activité physique. Durant un effort intense prolongé et répété, vos muscles commencent à faire mal, à être fatigués et faibles.
    Sans trop rentrer dans les détails, à l’échelle physiologique cette fatigue musculaire se manifeste par des troubles métaboliques comme l’accumulation excessive en acide lactique, le manque d’apport en oxygène, le manque d’apport en énergie (glucose, glycogène, acides gras), et un manque d’apport en minéraux.

    Ces problèmes métaboliques entraînent une réduction importante de l’aptitude aux muscles à se contracter et de ce fait à générer de la force. Cela entraîne aussi un problème de transmission nerveuse vers les muscles.

    Les causes

    Les causes d’une fatigue musculaire sont très variées et nous choisirons seulement les principales qui ont un lien avec la pratique sportive tels que :
    le syndrome de surentraînement « The Over Training Syndrome » : Le syndrome de surentraînement est un état de fatigue aiguë chez l’athlète et apparaît lorsque le corps et donc les muscles en particulier ne s’adaptent plus aux charges mises en place, dû à l’absence de récupération. Ces charges peuvent être une fréquence ou une intensité trop importante des entraînements (charges trop lourdes, activités trop longues) et le manque de récupération appropriée pour laisser les muscles se reposer.
    – une nutrition inappropriée : Comme par exemple un manque de carbohydrate, de fer, de protéines, de magnésium, de zinc ou de vitamines.
    – le manque de sommeil
    – la déshydratation
    – un problème médical : Comme l’asthme, l’anémie, l’hypothyroïdisme, les désordres neuromusculaires, le diabète et toutes formes d’infection.

    Les signes à ne pas négliger

    Il est important de pouvoir identifier une fatigue musculaire le plus tôt possible. La fatigue musculaire se traduit physiquement par :
    – une perte de force musculaire à l’entraînement et en compétition,
    – une perte d’endurance musculaire,
    – un mal anormal et persistant dans les muscles sollicités (courbatures),
    – une perte de performance sportive malgré un entraînement continu,
    – une difficulté à maintenir ses charges d’entraînement,
    – une apparition anormale de raideurs et de crampes musculaires,
    – un tressaillement musculaire.

    Les conséquences sportives de la fatigue musculaire

    La fatigue musculaire est probablement la cause première, après la blessure, d’une baisse de performance dans une activité sportive qui demande un effort musculaire intense et prolongé comme par exemple le va’a, le triathlon ou les sports collectifs (football, rugby, etc.).

    La blessure

    Chez un athlète, la fatigue musculaire est trop souvent la cause première d’une blessure traumatique ou d’usure. Prenons pour exemple une déchirure musculaire. La littérature et les cas pratiques montrent que le manque de flexibilité n’est pas le facteur premier à l’origine d’une déchirure en pleine activité. Cette fatigue musculaire fait diminuer la capacité qu’un muscle a à se contracter et de générer de la force, ce qui fragilise le muscle et le rend plus susceptible à une déchirure en plein effort. Cette fatigue musculaire n’a pas été identifiée par l’athlète qui a persisté dans ses activités. Cette persistance a entraîné une surcharge.

    La baisse de performance

    Bien entendu, cette faiblesse musculaire liée à la fatigue a pour conséquence de diminuer la performance sportive, ce qui réduit les chances d’un athlète d’atteindre son niveau maximal dans son sport de prédilection. De surcroît, cette fatigue musculaire peut altérer la mécanique d’un athlète, ne lui permettant plus la bonne exécution d’un mouvement particulier. Ce changement de mécanique a le risque d’engendrer des effets compensatoires qui peuvent avoir un effet « domino » et potentiellement menacer l’athlète à plus de problèmes physiques dans le temps.

    Quoi faire pour éviter la fatigue musculaire ?

    Les remèdes

    Ce chapitre pourra être élaboré plus en détail dans un article ultérieur. Nous allons juste en énumérer les principes :

    Un entraînement approprié

    Il est très important d’avoir des connaissances sur les principes d’entraînement en termes de périodisation, spécificité, surcharge, individualité et repos actif suivant le besoin de l’athlète tout au long de sa saison sportive. Si ces principes ne sont pas maîtrisés, je conseille vivement de prendre contact avec un coach sportif afin de suivre un programme adéquat et ainsi éviter le risque de fatigue musculaire.

    Une récupération appropriée

    La récupération musculaire est primordiale à la performance sportive. Elle va permettre de maximiser la performance chez l’athlète et aussi minimiser le risque de blessure.

    Le repos et le sommeil

    Le sommeil est un important aspect dans le management de la fatigue musculaire. Pour une bonne récupération, le temps de sommeil est aussi important que sa qualité.

    Hydrothérapie – « Deep Water Running »

    Il a été montré que pratiquer le Deep Water Running (courir en piscine profonde muni d’une veste flottante) durant les trois jours qui suivent un effort musculaire intense réduisait les courbatures musculaires et aidait à la restauration de la force musculaire.

    La cryothérapie ou le bain de glace

    Il est maintenant commun chez les athlètes d’utiliser des bains de glace ou des cellules de cryothérapie pour aider la récupération musculaire.

    Le massage et les étirements

    Une activité musculaire intense accroît en général les raideurs, ce qui réduit la récupération. De ce fait, le massage et les étirements sont importants pour décroître ses raideurs musculaires et ainsi diminuer les risques de fatigue musculaire.

    La nutrition et l’hydratation

    Ce sont deux éléments très importants pour lutter contre la fatigue musculaire. Concernant la nutrition, le bon niveau de glycogène, source d’énergie pour les muscles, doit être maintenu, ainsi que le taux de protéines pour la réparation musculaire. Quant à l’hydratation, elle doit être maintenue façon constante tout au long de la saison et particulièrement avant et après une épreuve sportive.

    L’homéopathie

    L’homéopathie, considérée comme une médecine douce, gagne de plus en plus de popularité dans le monde du sport. Il existe différents produits ciblant la récupération musculaire. Pour plus d’information, je vous conseille de consulter un médecin homéopathe pour une prescription appropriée.

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