• SportsTahiti Mag’ : Flore Hani « Aito Hine », la guerrière

    Jeudi 12 Ocobtre 2017 – Boxeuse, lutteuse et combattante de MMA, Flore HANI dit « Aito Hine » est une guerrière née. Si on devait la décrire juste par une expression, le dilemme se poserait entre « La Belle et la Bête » ou parler d’« une main de fer dans un gant de velours ». Il est convenu que « tout ce qui est petit est mignon » mais dans le cas de Flore il faut se méfier du dicton. Si je vous dis « BOXE » vous pensez aux meilleurs, aux icônes telles que Mohamed Ali ou Mike Tyson. Et si je vous disais que l’un d’entre eux a une fille cachée ? Oui, ici à Tahiti et elle s’appelle Flore HANI, et comme eux, elle réalise sa légende personnelle sur le ring. Dans cette rubrique SportsTahiti Vahine, nous irons au delà des clichés avec le portrait de notre Amazone du jour qui file une trempe à toutes les idées reçues.

    Ia ora na Hani, peux tu te présenter ?

    « Flore Hani, combattante de MMA, boxeuse à la base, je combats en catégorie poids mouche « flyweight»  c’est-à-dire moins de 57 kg. »

    Pourquoi avoir choisi ce sport de combat ?

    « J’ai combattu depuis plusieurs année en boxe anglaise et j’ai pris la décision l’année dernière de passé au MMA (Mixed Martical Art) et donc je me suis vraiment entrainée dur pendant 1 an pour vraiment acquérir des bases sur tout ce qui me manquait, c’est-à-dire la lutte, le jiujitsu, le pied-poing parce que j’étais vraiment axée sur la boxe pur et j’ai finalement combattu pour la 1ère fois en décembre au Tahiti Fighting Championship organisé par Raihere Dudes. Comme le MMA n’est pas autorisé en France donc pas à Tahiti, j’ai décidé de partir dans une team en Australie pour m’entrainer purement au MMA pendant deux mois. A l’issue de cette période, j’ai combattu pour mon premier combat MMA fin mai à l’XFC (oraganisation australienne). »

    Flore Hani, une main de fer dans un gant de velours

    Qu’est ce qui te plait dans les sports de combats ?

    « J’ai toujours été ce genre de fille qui jouait plus GI Joe qu’à la poupée barbie. Naturellement, j’ai un élan vers les sports d’hommes, particulièrement ce qu’on appelle les sports de contacts. J’ai commencé avec les arts martiaux quand j’étais petite après je suis passée en full contact à l’âge de 17-18 ans ensuite j’ai joué au rugby pendant plusieurs années. J’aimais bien ce côté « contact » un peu comme dans la lutte et au final j’ai vraiment rebasculé mais cette fois ci en boxe anglaise. Le jour où je suis rentrée dans une salle de boxe j’ai compris que c’était ma voie et je n’ai plus jamais quitté ce sport, j’avais trouvé ma passion. »

    Que penses tu de la place de la femme dans ce sport ?

    « Moi je peux parler de deux points de vue, celui de la boxe et celui du MMA. Quand j’étais dans la boxe et c’est toujours le cas, la femme n’a pas du tout sa place ! C’est-a-dire, déjà, on n’est pas reconnues, les boxeuses, tu ne les verras jamais en « Main Event » à la télé ! A un même niveau, une championne qui a plusieurs titres mondiaux va gagné 100 fois moins que ces homologues masculins, elle ne sera pas du tout médiatisée, pas du tout reconnue, obtenir des sponsors c’est une galère pas possible, t’existes pas. A la différence de la boxe, le MMA comme c’est un nouveau sport, tu ne retrouves pas cet état d’esprit très conservateur qu’il y a à la boxe. Je trouve que la femme est très bien reconnue (en MMA), on le voit déjà dans les combats télévisés, tu vois des femmes qui sont en combats principaux, en main event sur des grosses cartes à l’UFC, elles sont très médiatisées, on en fait même des égéries, donc je trouve que c’est très bien, ça a permis de revoir la position de la femme dans les sports de combats. »

    On te surnomme « Pitbull » sur le ring, si tu devais avoir un nom plus « mignon », ça serait quoi ? Princesse, Fée, Reine ?

    « Ça vient des Etats Unis car c’était ma façon de combattre : une façon très agressive et très masculine que beaucoup de filles n’ont pas, c’est ce qui fait ma singularité et que je suis vite repérée. En Australie on m’a demandé si j’avais un surnom, j’avais envie d’avoir un truc qui sonnait polynésien : pendant le tournoi de lutte on avait appelé les filles « Aito Hine », et moi j’ai dis que je suis « TE AITO HINE », la guerrière. »

    Les « Six Packs », sa fierté !

    Physiquement de quoi es tu la plus fière ?

    « Quand je suis en sèche, quand je suis en cut : mes abdos, définitivement mes abdos parce que j’ai un bon « six pack » (rires) quand je ne suis pas entrain de manger du Ma’a Tahiti et du Nutella (rires). »

    Tu dois avoir une hygiène de vie stricte mais quand tu triches tu manges quoi ?

    « La première chose vers laquelle je vais quand j’ai envie d’un « cheat meal », franchement c’est le pot de beurre de cacahuète ou de Nutella. »

    Lors des compétitions il y a du stress mais qu’est ce qui te fait rester zen ?

    « Je pense que le fait que j’ai une très grande expérience en boxe, toutes ces années, je n’ai plus de stress. La seule chose que je ressens quand je vais monter dans une cage c’est l’adrénaline, j’ai pas de stress à proprement parlé. J’ai confiance en moi, mon expérience, mon entraînement. Ceux qui me connaissent ou me côtoient savent que je suis à 200%. Je veux arriver vraiment prête au maximum et je fais en sorte pour l’être ! C’est pas de l’arrogance mais je suis sûre de moi, y’a pas de doute ! Je ne suis pas là pour jouer aux billes. Quand je monte dans la cage, elle va ramassée ! « 

    Avec Raihere Dudes, un de ses mentor à Tahiti

    La dernière fois que tu as fais du shopping tu as craqué pour quoi ?

    « (Eclats de rire) Je ne fais pas de shopping, je vais chez mon sponsor et je choisi ce dont j’ai besoin donc je ne paye pas. Franchement, je ne suis pas une dépensière et comme je passe ma vie en tenue de sport j’achète très peu de fringues. J’aime bien m’acheter de trucs qui sont utiles pour moi, genre une planche de surf. »

    Une destination qui te fait rêver ?

    « Je rêve de partir faire un camp d’entraînement en Thaïlande pour la Muay Thai et de combattre là-bas. »

    C’est quoi le truc de filles que tu détestes faire ?

    « Le seul truc de filles que je fais parce que je suis obligée de le faire et ça m’embête, c’est de m’épiler. Et l’autre truc de filles que je fais c’est quand je sors je passe quand même trois plombes devant la glace, c’est le seul truc de fille que je fais. Je suis vachement exigeante et très dure avec moi même, je me sens « toujours » grosse. »


    Nom: HANI
    Prénom : Flore
    Date de naissance : 10 Décembre 1986

    Age : 30 ans
    Taille : 160 cm
    Poids : 60kg
    Signe astrologique : Sagittaire

    Qualités : déterminée, fait preuve de discipline, zen, force tranquille, souriante

    Défauts :  perfectionniste, entêtée

    Plat préféré : Ma’a Tahiti
    Citation pour réussir : « Persévérez ! Fixez-vous des objectifs et ne lâchez jamais l’affaire. Ne vous découragez pas. » Flore Hani


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    Trishka

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