• Semi-Marathon : Frédéric Tête finit 1er Master dans une course difficile aux USA

    « Je finis dans le dur, épuisé ! » C’est assez rare d’entendre cela dans la bouche du Aito Frédéric Tête, qui était aux Etats-Unis pour le semi marathon d’Encinitas, en Californie. Une course avec des côtés redoutables et un niveau de concurrence beaucoup plus relevé que c’est première course de 2018. « Je finis 19ème au scratch, et premier dans ma catégorie, Master (plus de 40 ans). » Retour sur cette expérience avec le champion :

    « Dès le départ, certains coureurs partent très vite et je ne peux pas tenir cette allure, d’autant plus que les premiers mètres sont en descente très pentue, idéal pour « casser les jambes »! je reste donc en retrait en prenant un rythme plus prudent. Je vois qu’un groupe d’une douzaine de personnes s’est formé en tête, puis quelques autres sont en retrait. Je suis aux alentours de la 20eme place dans un petit groupe de 5. 

    Aux alentours du 7eme kilomètre, une montée très pentue d’une centaine de mètres fait exploser mon petit groupe. Je préfère ne pas trop forcer car il reste encore beaucoup à faire, et je laisse partir 2 concurrents. Dès la fin de la côte je reprends une allure soutenue qui me permet de revenir sur un des échappés. Nous faisons quelques kilomètres ensemble puis il décide de tenter de repartir devant pour rattraper celui qui nous précède d’une centaine de mètres depuis un long moment. Hélas je ne peux pas le suivre, la fatigue commence à se faire vraiment sentir et le fait de me faire déposer me donne un mauvais coup au moral! Je me sens dans le dur et je réalise que d’autres coureurs se rapprochent de moi. C’est à ce moment là qu’il faut rester concentré et faire travailler le mental!

    Le dernier demi tour se situe à environ 7 kilomètres de l’arrivée, il me permet de constater que le groupe de tête n’existe plus, il ne reste que des individus esseulés, grimaçant autant que moi sous la douleur! Le premier a une avance confortable et bouclera la distance en 1h07!

    Après avoir observé les écarts sur les coureurs de devant, c’est à moi d’effectuer mon demi tour et de regarder mon avance sur mes poursuivants. Et il ne fallait pas rêver! Je suis suivi de très près par plusieurs concurrents, et notamment la première féminine, Hilary Corno, qui est sur mes talons! (J’apprendrai plus tard qu’elle vaut 2h42 sur marathon! Du haut niveau féminin!)

    Quelques hectomètres plus loin, Hilary me rejoint accompagnée d’un jeune homme. Il est hors de question que je les laisse partir! Je m’accroche au mental, il reste environ 6 kms. Le jeune court avec un rythme irrégulier en faisant de fréquentes accélérations difficiles à tenir. Hilary décide de prendre les commandes et je sers les dents pour pouvoir rester dans sa foulée lors des montées et des faux plats. Les encouragements des spectateurs m’aident à tenir. Nous faisons ainsi plusieurs kilomètres côte à côte. Je suis épuisé, j’ai mal partout, mais je décide tout de même d’attaquer à 1 mile de l’arrivée pour tenter de revenir sur le concurrent qui nous précède, car nous nous sommes rapprochés de lui. Hilary ne peut pas tenir mon accélération mais le jeune est toujours derrière moi et me pose même un sprint à quelques hectomètres de l’arrivée! Impossible de contrer! Malgré l’accélération sur le dernier mile, je ne parviens pas à revenir sur le concurrent de devant. Je finis dans le dur, épuisé, en 1h16’38 », à la 19ème place au scratch et à la 1ère place Master (plus de 40 ans). Hilary termine en 1h16’45 », bravo!

    Je suis satisfait de ma course, même si je fais 2 minutes de plus que début janvier, car le parcours était beaucoup plus difficile, avec quelques côtes redoutables pour les jambes! Après avoir concentré mon entraînement sur la course à pieds ces dernières semaines, je dois maintenant remettre l’accent sur le vélo afin de préparer les prochaines échéances sur triathlon. »

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