• Portrait – Sébastien Mosole : « Je suis un organisateur de rêves »

    Vendredi 15 septembre 2017 – Sébastien Mosole n’est pas connu pour les compétitions auxquelles il participe, mais plutôt pour les compétitions qu’il organise. Pour être plus précis, il organise une compétition chaque année : la Maraamu Surf Ski Race. Cette course de 39 kilomètres rassemble les meilleurs kayakistes du monde. Le but ? rejoindre Tahaa et Bora Bora en surfant la houle du vent le plus rapidement Possible. L’édition 2017 s’est déroulée le samedi 9 septembre et a vu l’australien Cory Hill prendre la première place. C’était l’occasion pour l’équipe de sportstahiti.com de rencontrer l’« Organisateur de rêves ».

    Ia orana Sébastien, pourquoi avoir crée cette compétition ?  

    « C’est une longue histoire, ça remonte à 2009 ! Je voyais qu’il y avait des compétitions de kayak en Polynésie et j’ai eu envie de me donner un challenge. Je voulais d’abord réunir les meilleurs locaux à Bora Bora. Je voulais montrer qu’on pouvait faire quelque chose de bien dans les îles. Ensuite j’ai voulu m’ouvrir à l’international. J’ai pris mon bâton de pèlerin, je suis parti à la pêche aux athlètes. J’ai eu de la chance parce que dès le début on a toujours eu des conditions favorables. C’est ce qui a fait connaitre la course par le bouche à oreille. »

    Lewis Laughlin a eu un rôle important aussi dans le développement de la compétition ? 

    « Oui Lewis était là dès le début. C’est par cette compétition qu’on a appris à se connaître. Il participe à la Maraamu Surf Ski depuis la première édition et il n’en a pas raté une. Cette année c’est la première fois qu’il ne participera pas. C’est un fidèle de l’évènement. C’est vrai que de par sa présence et sa prestance il a apporté de la sécurité à l’évènement. Je lui suis reconnaissant pour ça. »

    Comment t’occupes-tu des sportifs ? 

    « Il faut faire les choses sérieusement, il faut prendre les choses au sérieux. Il faut faire attention au rameur. Pour moi, c’est le centre d’intérêt. Je m’occupe de lui de A à Z, je retire tous les problèmes qu’il pourrait rencontrer, je fais éponge pour lui. Pendant tout le weekend je veux qu’il soit dans une bulle, qu’il ne se concentre que sur ce qu’il a à faire et c’est ce qui leur plait énormément à tous. »

    La maraamu c’est aussi l’occasion pour les étrangers de découvrir la culture et la beauté des îles polynésiennes ? 

    « À travers la Maraamu, on essaie de faire découvrir la course, mais on veut aussi faire découvrir l’île aux internationaux. Ici à Bora Bora nous avons des beaux paysages, des motus. J’ai la chance de connaître certains prestataires qui peuvent faire aux rameur visiter l’île en 4×4, faire des tours sur le lagon et d’autres activités avant l’évènement. Après l’évènement, j’aime bien aussi les remercier. J’organise un bon ma’a tahiti sur un motu les pieds dans le sable. Ça c’est quelque chose d’inoubliable pour tous les étrangers. »

    Qu’est-ce que la maraamu surf ski évoque aux sportifs maintenant ? 

    « Avec les sportifs à Tahiti on a tissé des liens très forts à travers la Maraamu. Cette course est très appréciée par les locaux et j’en suis très content. Au niveau international, c’est devenu l’une des courses les mieux cotées. Celui qui n’a pas fait la Maraamu n’est pas considéré comme un vrai kayakiste. »

    Retrouvez tous les portraits de sportifs et d’organisateurs d’évènements sportifs sur sportstahiti.com.

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