• Portrait – Rehia Davio : Un polynésien élu au sommet du Judo Océanien

    Rehia

    Rehia « Ra’i » DAVIO, 42 ans, est tombé dans la marmite du sport depuis l’âge de 4 ans. Il commence le judo car ses parents trouvaient qu’il avait trop d’énergie à l’époque. Son premier entraineur Robert ROTA, est celui qui lui donnera la passion pour ce magnifique sport. Ce multiple Champion de Polynésie en -81kg, a participé à plusieurs Jeux du Pacifique Sud (1999-Guam, 2003-Fiji, 2007-Samoa) pour 3 bronze équipes et individuels. Il est aussi le premier natif polynésien à avoir atteint une finale aux Oceanias de judo en 2006 (Tahiti) ou il décroche une médaille d’argent. Après une longue carrière de compétiteur, en 2008, il décide de se consacrer à quelque chose qui lui tenait à cœur : Rendre au judo ce qu’il lui a apporté, et transmettre ses valeurs. Ce à quoi il s’attèle depuis avec plus ou moins de réussite.

    Rehia
    Rehia (à droite en bleu), avec les judokas du Fenua.

    Ia ora na Rehia, tu as été élu président de l’Union de Judo Océanienne (OJU) ? Explique nous ce que cela représente ?

    Effectivement j’ai été élu fin avril lors du congrès de l’OJU. je succède à Mr. Lennie NIIT (Tonga). Pour ma part, ça me donne l’opportunité d’offrir à tout Océanien (quelque soit son pays) la chance de pouvoir briller internationalement. J’ambitionne pour 2024 de mettre au moins un océanien sur la plus haute marche des Jeux Olympiques. Je suis conscient que ça peut paraître impossible aujourd’hui mais voyez, je suis bien arrivé à être élu, à partir de là, RIEN N’EST IMPOSSIBLE. L’OJU créée en 2002 regroupe 20 pays.

    Quelles sont tes principales missions ?

    Mon ambition première est qu’en 2024, un océanien soit champion olympique. Donc pour y arriver, nous allons faire un travail nécessaire en profondeur. J’entends par la qu’il faut développer le judo dans tous les pays d’Océanie afin d’avoir une masse plus importante d’athlètes. Il faut également aider les fédérations à se structurer en formant leurs cadres, qu’ils soient plus compétents entre autres. Il faut arriver à mettre en place un pôle de haut niveau en Océanie ou tous les meilleurs athlètes de notre vaste continent s’y retrouveront.

    Est ce une première dans l’histoire du judo polynésien ?

    Effectivement je suis le premier francophone à occuper le poste, par conséquent le premier polynésien. Je tiens à ajouter qu’au sein du comité exécutif nous sommes aujourd’hui 3 francophones car également 2 calédoniens m’accompagnent Myriam Beaumont (Trésorière de l’OJU, en poste depuis 2ans) et Laurent CALLEJA (le nouveau Directeur Technique, élu le même jour que moi). Rob Ivers (Secrétaire Général, Australie), John Jambert (1er VP, PNG) et Jennifer Anson (2eme VP, Palau) complètent le comité exécutif de l’OJU.

    Rehia
    Rehia, Jennifer Anson (2nde VP) et Laurent Calleja (Directeur Technique) … élus tous les 3 le même jour.

    As tu des projets pour 2017 ?

    Dans un premier temps, il me semble primordial de restructurer l’OJU en menant des réformes internes. Ensuite, nous allons mettre en place des programmes de développement partout en Océanie. Tout en gardant en tête que l’objectif final reste 2024, ce sera notre vitrine et cela nous donnera de la crédibilité.

    Souhaites tu rajouter un mot ? des remerciements ?

    Je tiens en premier lieu à remercier ma compagne Tiare, ma princesse ‘Anaiva (qui me soutiennent en permanence), mes parents (qui m’ont toujours soutenu en toute circonstances), ma sœur (à qui je dois énormément) et ses jumeaux. Hiro (mon « frère » qui a toujours été la pour moi) et sa petite famille, mon petit frère, Jean et Renilde, mes amis auxquels je tiens énormément. Ensuite je n’oublies pas mon club (Tefana Judo Jujitsu, spécialement Nicolas Tivant et Laetitia Wuilmet qui m’aident depuis plusieurs années dans tous mes déplacements), la FPJ et l’ensemble du Judo Polynésien mais aussi l’ensemble du peuple polynésien car depuis les messages de soutien et de félicitations pleuvent de toutes parts. En espérant n’avoir oublié personnes et désolé si c’est le cas.

    Quels serait ton conseil pour les sportifs polynésiens ?

    Il y a plusieurs années, une personne m’a dit « Believe in your self and you’ll be able to do whatever you want ». Regardez ou je suis aujourd’hui, je suis parti de rien… Donc je leur dirais simplement que vous n’avez aucune autre limite que celle que vous vous mettez. Croyez en vous et vous y arriverez !

    Suivez l’actualité sportive du Fenua sur www.sportstahiti.com.

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