• Portrait – Elise Mercier :  » Même si on souffre, il faut persévérer « 

    Jeudi 29 Juin 2017 – C’est à l’occasion de la soirée de Muay Thai Internationale organisée par l’association Tini Thai Boxing qui s’était tenue la semaine passée que Sportstahiti a pu aller à la rencontre d’Elise Mercier. Un chignon haut, une large fleur à l’oreille et un sourire en toute circonstance, voilà le portrait que peut dresser de la demoiselle.

    Elle déambule aux quatre coins du ring tantôt pour immortaliser les meilleurs clichés lors des combats de muay Thai, tantôt aux côtés des juges-arbitres internationaux de la World Kickboxing Association pour coordonner la soirée avec le soutien de son équipe locale.

    Elise Mercier, un vent de douceur dans ce monde de « brutes »

    Ia ora na, peux tu te présenter s’il te plait ?

    Ia ora na, je me présente Elise Mercier, j’ai 24 ans, je suis étudiante à l’université de Polynésie Française en 3eme année de licence hôtellerie-tourisme.

    Quelles est ton parcours sportif ?

    J’aime le sport en général, et principalement la course à pied, j’ai commencé par les championnats de cross scolaire dès la primaire où j’étais championne de Bora Bora, puis après la classe de CE2, j’ai poursuivit mes études ici à Tahiti, où je me suis inscrite dans un club d’athlétisme à Central Sport où j’ai eu la chance de pouvoir participer à des compétitions à l’international.

    Je suis championne de Polynésie de disque catégorie minime. J’ai jamais su me spécialiser dans une discipline, car j’aimais tout, donc je faisais de l’heptathlon.

    Elise pratiquant l’athlétisme en club – crédits photos Elise Mercier

    Comment es-tu arrivée dans l’univers de la boxe thaï aussi appelé muay thai ?

    A la base je n’aime pas du tout la violence, et je ne connaissais absolument rien à la boxe. Mais pendant mes études en Nouvelle Zélande, j’ai vu des femmes qui se faisaient agresser en pleine rue, ou qui se faisaient voler leur sac à main. Puis je me suis dit, qu’il fallait absolument que j’apprenne à me défendre. J’ai vu une affiche dans la ville, de  muay thai  par hasard puis, j’ai tenté, j’ai donc commencé à m’entrainer dans un club en Nouvelle Zélande, puis ça m’a plut. Ça me permettait de tenir la forme. Puis c’était un nouveau monde pour moi, car c’est complètement différent de l’athlétisme. Puis à la fin de mes études, je suis arrivée à Tahiti et je me suis inscrite dans le club Tini Thai Boxing où j’ai continué à pratiquer, quand je pouvais. J’ai pris goût puis j’ai commencé à regarder des combats UFC et autres sur youtube.

    Le club Tini Thai Boxing

    Qu’est ce que tu aimes dans le muay thai ?

    Depuis que je pratique le Muay Thai, j’ai pris beaucoup en assurance, et j’ai d’avantage de confiance en moi. Surtout qu’à la base, je suis quelqu’un de très timide. On nous apprend la discipline, le respect, le contrôle de soi, puis c’est juste génial pour se défouler après une longue journée de travail.

    Des objectifs pour cette année 2017 ?

    Concernant mes objectifs, côté sport, je suis chargée de relations internationales à la fédération polynésienne de boxe thai, nous essayons de promouvoir au mieux nos boxeurs polynésiens, pour leur ouvrir des portes vers l’international. J’ai récemment été nommé présidente de la World Kickboxing Association Tahiti par le président d’Asie et d’Océanie David Sawyer, donc je pense que c’est un nouveau challenge qui s’offre à nous !

    La photo de famille à la fin de la soirée du Tini Thai Boxing – crédits photos Elise Mercier

    Même lorsqu’une personne du public pour exprimer son mécontentement balancera une chaise en direction du ring mais que celle ci atterrira sur Elise, certes choquée, la jeune femme, lui rappellera calmement mais avec fermeté, que la règle numéro un dans le sport c’est le respect des règles et des personnes.

    En tant que femme dans ce sport comment te sens-tu ?

    En tant que femme, dans ce sport, je trouve qu’il n’y en a pas beaucoup. J’encourage d’ailleurs les filles à venir s’entraîner en Muay Thai. La plupart des filles qui viennent à l’entrainement viennent une fois, puis après elles reviennent plus du tout, peut être à cause de l’intensité de l’entrainement ? je ne sais pas.

    Il faut vraiment être motivé pour pratiquer ce sport, puis il faut aimer. Au début sa fait toujours honte car la plupart c’est que des garçons. Moi quand j’ai commencé c’était vraiment dur. Même si c’est toujours aussi dur mais, le début c’est vraiment la phase à passer pour pouvoir continuer et être en forme.

    Le temps d’apprendre à gérer son souffle, et prendre un bon rythme. Puis, ce n’est pas le tout, même si on souffre, il faut persévérer, parce qu’il suffit juste de pas venir à l’entrainement, et hop il faut tout recommencer à zéro. Il n’y a pas de secret, c’est ça le sport.

    As-tu déjà combattu ?

    Personnellement je ne fais pas de compétition en boxe thai par respect pour mes parents qui ne veulent pas que je monte sur le ring, je le fais pour la forme et la sensation de ce sport. Je compense cela par de l’organisation événementiel que j’aime beaucoup.

    Et si tu devais faire autre chose dans la vie ?

    Si je ne faisais pas ce que je fais, j’aurais voulu être professeur de sport, mais je n’ai pas pu car je n’aime pas les maths, donc je n’ai pas pu continuer mes études dans cette voix. J’ai choisis de travailler dans le tourisme, et ça me plait bien.

    Un bel esprit de famille au delà des rivalités du ring – crédits photos Elise Mercier

    On retiendra de cette jeune demoiselle pleine d’humilité mais avec un mental de fer que sur ces épaules repose toute la confiance de la World Kickboxing Association Tahiti et que le dicton dit vrai, « l’habit ne fait pas le moine ».

    Suivez l’ensemble de l’actualité sportive du Fenua sur www.sportstahiti.com.

    Rejoindre la discussion

    arrow
    Translate »