• Portrait – Cyril Klosek : « Le Football, une passion avant tout ! »

    Le choc de la semaine en ligue 1 a vu Central Sport s’imposer face au leader actuel Tefana (2-1). De plus, après une première participation à la O-league réussie sur Nouméa, début 2017, les rouges et noirs malgré leur non sélection pour les demi-finales, ont vécu une belle expérience, qui a renforcé leur groupe. SportsTahiti.com vous propose un focus sur celui qui mène ces hommes depuis maintenant 2 saisons : Cyril Klosek. Un jeune coach qui fait son chemin et qui vit sa passion au cœur du Fenua avec Central.

    Cyril Klosek, un passionné de foot avant tout.

    Ia ora na Cyril, peux tu te présenter ?

    Ia ora na. J’ai 27 ans et suis originaire de Roanne, près de Saint-Etienne. Je joue au football depuis l’âge de 4-5 ans. Défenseur central de formation, j’ai commencé à entrainer dès l’âge de 15 ans. En 2010 j’ai fais 1 an au centre de formation de l’Olympique de Marseille, avant de partir aux Pays-Bas, puis en Norvège. De retour en France (Montpellier) j’ai pu entrainer une équipe U17 en division d’honneur, avant d’être contacté par le club de Central Sport, que j’entraine depuis aout 2015.

    Le bilan de ta première saison ?

    Une première saison satisfaisante, ou on finit finaliste du championnat. Cela faisait 16 ans que le club n’avait pas vécu cela. Ce qui nous a permis de décrocher notre billet pour la O-league 2017. Depuis 1 ans et demi je mets toute mon énergie pour permettre au club d’évoluer à un niveau supérieur, que ce soit les équipes jeunes, ou l’équipe A.

    Faire passer les consignes en pleine séance d’entrainement.

    Tu es entraineur de football professionnel ? Qu’est ce qui est le plus difficile ?

    C’est mon métier, oui. Maintenant professionnel non, parce que nous sommes à un niveau amateur. Le plus difficile en tant qu’entraineur est pour moi la gestion du groupe, et le garder impliqué le plus longtemps possible dans un projet précis. Garder les joueurs motivés à 100% tous le temps, ce n’est pas facile.

    Avec un peu de recul, comment vois tu le niveau de jeu local ?

    Il y a un niveau intéressant, mais il ne faut pas que les clubs négligent les jeunes. Cela doit être une priorité, si Tahiti veut rester parmi les grandes nations du foot en Océanie. On a de bons jeunes notamment chez les plus petits. Maintenant il faut savoir qu’un polynésien ne peut pas partir en Métropole avant ses 16 ans. Peut-être qu’à 12-13 ans on peut encore rivaliser avec les métropolitains de cet âge, mais ensuite l’écart se creuse beaucoup, et la marche devient très haute. Par contre on voit que les clubs locaux se structurent de plus en plus, forment leurs éducateurs, et c’est bien.

    Certains arrivent à percer au niveau national, sur les traces de Marama et Pascal Vahirua, comme par exemple Kiani Wong ?

    Oui, je suis très content pour elle, et pour Stéphanie Spielmann, qui est une super éducatrice et fait du très bon travail à Tefana et avec la Fédération. J’espère que cela permettra de motiver les filles à intégrer les écoles de foot, en tout cas à Central nous serons ravis de les accueillir, pour susciter des vocations.

    En championnat Central est 4ème, mais vient de remporter son duel face au leader ?

    Notre objectif est vraiment de se qualifier pour la O-league, la saison prochaine, donc au moins être en finale. Ensuite si on peut remporter le championnat cette année ce sera la cerise sur le gâteau. Nous sommes 4ème parce qu’on a mal géré certains matchs et perdus des points bêtement. Mais nous pouvons accrocher toutes les équipes, comme on a fait avec Tefana, par deux fois cette saison. Ce dimanche on a produit plus de jeu que lors du match aller, du coup nous sommes vraiment satisfaits. Après Tefana a une demi-finale de O-League face au champion en titre Auckland City ce samedi (09/04/17), donc je pense qu’ils ont peut-être déjà la tête dedans. En tout cas nous leur souhaitons le meilleur match possible. Ce serait bien de battre Auckland pour avoir une équipe tahitienne en finale de la Ligue des Champions d’Océanie.

    Central a justement participé à la O-league cette année, et n’a pas démérité ?

    Oui, c’est la première fois que le club y participait. Notre objectif était d’aller le plus loin possible, et de laisser à Nouméa une bonne image du club. On termine second de la poule avec 2 victoires et une défaite. Malheureusement ça n’a pas suffit pour nous qualifier pour les demi-finales. Mais cela a été une formidable expérience et une première pour la plupart des joueurs. Ils se sont investis et ont mouillé le maillot. On a produit du jeu face aux trois équipes, et avons même bousculer le favori, l’As Magenta. Notre équipe en est sortie grandie, et cela se sent au niveau de la ligue 1 Vini.

    Dans le vestiaire.

    Tu n’as pas eu de pression, notamment dû à ton jeune âge ?

    Pas de pression due à mon âge, par rapport aux autres coachs, ou même par rapport à mes joueurs, qui pour certains sont plus âgés. Pour l’instant j’ai la chance d’avoir un groupe qui tire dans le même sens que moi. Et nous avons un fonctionnement qui est de plus en plus satisfaisant, tout en prenant du plaisir ! C’est le plus important.

    Quels sont tes projets ?

    Continuer à prendre du plaisir à être sur le terrain et d’entrainer. Je veux aussi continuer à structurer le football des jeunes, c’est quelque chose qui me tient à cœur. Et je continuerais ce métier tant que la passion m’animera.

    Enfin Cyril, as tu un mot de la fin, un conseil aux sportifs du Fenua ?

    Je tenais d’abord à remercier mes joueurs et le club pour cette aventure en O-League, et pour le travail qu’ils accomplissent. Je suis fier d’eux. Ensuite le conseil que je pourrais donner aux sportifs serait que le travail paie toujours, et il faut sortir de sa zone de confort pour progresser.

    L’équipe de Central à Nouméa pour la O-League 2017.

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