• Portrait : Ateliana Ruiz et Manava Akau, unis par l’amour de la danse.

    Vendredi 16 Juin 2017 – Ils en auront  vécus des péripéties avant de décrocher le trophée avec leur groupe de danse. Entre un danseur blessé au cours de l’aventure, des conditions de répétition éprouvantes en pleine période d’examen pour certains s’ajoutant à la nécessité de rechercher des fonds par tous les moyens afin de financer leur premier voyage, les membres du groupe de danse ALL IN ONE n’ont jamais baissé les bras face aux obstacles.

    Sur l’immense scène du palais des sports à Paris, les Tahitiens ont su enflammé le public métropolitain et faire résonner les notes de to’ere dans une chorégraphie qui les a propulsé à la 1ère place du podium du grand concours de danse Hip-hop International France.

    Pour une première participation ils n’en espéraient pas autant. SportsTahiti.com est allé à la rencontre de ce couple de danseurs passionnés et dynamique :

    ALL IN ONE finaliste du Hip-hop International France. ©Ruiz Ateliana

    Ia ora na, pouvez vous vous présenter s’il vous plaît ?

    AR : Bonjour je m’appelle Ateliana RUIZ j’ai 24ans , je suis danseuse du groupe  ALL IN ONE, je suis actuellement agent de sécurité à l’aéroport de Faaa.

    MA : Manava AKAU, 22ans, actuellement professeur de Hip-hop à l’école de danse « Vanessa ROCHE » et chorégraphe du groupe « ALL IN ONE »

    A quel âge avez vous commencez à danser ?

    MA : J’ai commencé la danse à l’âge de 15ans puis j’ai enseigné vers 16ans.

    AR : Moi j’ai commencé à faire de la danse à 17ans.

    Comment avez vous fait pour choisir les membres du groupe « ALL IN ONE » ?

    AR : En fait, on a pris les membres qui étaient motivés, assidus, qui étaient présents et qui avaient un peu de talent mais on ne regardait pas vraiment leur façon de danser, c’était vraiment de voir si la personne était motivée.

    Comment est l’ambiance du groupe ?

     MA : Elle est bonne même s’il y a toujours des hauts et des bas, on fait toujours des réunions pour que ça sorte et qu’on puisse y remédier et discuter des problèmes.

    AR : On essaye de toujours communiquer, c’est ça le mot d’ordre : la communication, beaucoup d’entraide, beaucoup d’humilité et voilà, c’est ça notre groupe, c’est l’unité surtout.

    Un groupe soudé et plein d’énergie – ©Luisella Moana Bennett

    Comment ça se passe au niveau de la création, de l’inspiration pour les chorégraphies ?

     MA : ça me vient comme ça, il y a des jours ou je suis en panne d’inspiration ça ne me vient pas tout de suite ça dépend des musiques. Quand c’est le cas, je fais appel aux avis des danseurs.

    Comment se passe vos répétitions ?

    AR : Actuellement, pour le hip-hop International, on répète le soir au parc Paofai, selon les disponibilités. Par exemple, si je termine à 19h , on peut aller jusqu’à minuit.

    Une fois en France, comment ça s’est passé ? La compétition ? L’ambiance ?

    AR : Nous on est arrivé zen, « Tahiti, cool quoi » avec le sourire. D’ailleurs, je pense que la plupart de nos concurrents on apprécié ça chez nous et même les organisateurs.

    MA : On ne montrait pas qu’on était compétitif parce que pour nous on avait déjà réussi, on avait déjà fait le plus gros c’était d’arriver sur cette scène là.
    On s’est juste dit « ça passe ou ça casse », le plus important c’est de s’amuser.

    Lors de votre victoire qu’est ce qui a fait la différence parmi les concurrents ?

    MA : Je crois que c’est parce que l’on a rajouté un peu de notre culture, mais je pense aussi que c’est notre vision extérieur car on est carrément loin de la France, du niveau et tout, du coup, ce n’est pas que au niveau traditionnel mais c’est aussi au niveau de  notre hip-hop à nous car on a notre propre hip-hop et ça a du joué.

    AR : Il y a l’originalité avec la pirogue, le « farapu » et au niveau de la musique, autant avec le traditionnel et le moderne qui changeait complètement des autres groupes car si on regarde bien dans les concours de groupes internationaux il peut y avoir dans la compétition 3 groupes qui ont des musiques qui ressortent à chaque fois. Nos mix sont faits par Manava , le choix des musiques c’est lui d’abord en priorité et si on a des propositions à ce moment là c’est là qu’on propose et lui il voit si ça va avec la suite de ce qu’il avait déjà commencé.

    De retour au Fenua –  ©ALL IN ONE

    Quels sont vos projets ?

    Pour le moment répéter à fond pour Phoenix, pour les Etats-Unis afin qu’on puisse au moins faire la demi finale ou la finale parce que le niveau a carrément rien à voir. Déjà finir dans le top 10 ça serait déjà « Waouh ».

    Comblés de joie mais ne perdant pas leur objectif de vue, en août, les ALL IN ONE représenteront la France lors de la finale du Hip-hop internationale qui se déroulera du 7 au 12 aout à Phoenix au Etats-Unis.

    ALL IN ONE, Champion de France 2017 de danse Hip-hop. ©Hip-hop International France

    Encore « BRAVO » à Abel, Ateliana, Brandon, Harrys, Jean-Jacques, Manava, Thomas, Vai’a ainsi qu’aux danseuses.

    Suivez l’actualité sportive du Fenua sur www.sportstahiti.com.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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