• MMA : « 4 Man Fight Series » Henri Burns bat le double champion en titre par T.K.O.

    Notre « Giant Killer » Henri Burns a créé la surprise en battant contre toute attente Tafa Misipati, le double champion en titre du « The Force 4 Man Fight Series » devant les 3000 spectateurs du ASB stadium en Nouvelle-Zélande. Cette victoire lui a permis d’accéder à la finale qui se disputait dans la même soirée, malheureusement la dernière ligne droite vers la ceinture a été barrée par Siggi Pesaleli qui remporte le duel. Malgré tout, l’entrée fracassante du tahitien dans le monde des pros en éliminant le favoris de la soirée aura retenu toute l’attention des nombreux promoteurs présents et le respect des combattants.

    Le vendredi 7 avril à Auckland se déroulait un des évènements majeurs de MMA de la région du Pacifique : « The Force 4 Man Fight Series » un tournoi professionnel organisé par le groupe « King in the ring » dont le parrain n’est autre que l’ancien champion du monde poids lourd de boxe anglaise David Tua. Il regroupe exclusivement les résidents néo-zélandais et australiens pour promouvoir l’élite du Pacifique. Les dix précédentes éditions de l’évènement ont révélé de talentueux combattants et le moment est venu pour l’organisation maori de rassembler les meilleurs poids lourds pour déterminer lequel sera le plus fort. C’est sur le ring placé au centre du plus grand stadium de Nouvelle-Zélande que les 4 compétiteurs sélectionnés étaient mis sous les feux des projecteurs devant plus de trois milles spectateurs sans compter la retransmission en direct au travers des chaines câblées.

    Un des évènements majeurs de MMA de la région du Pacifique

    Parmi ses «golgoths», on comptait la participation du favori de la soirée, Tafa Misipati, vainqueur des 2 dernières éditions ainsi que Cameron Tukua, champion en titre d’Australie et Siggi Pesaleli, un combattant expérimenté qui a étoffé son tableau de chasse par plusieurs titres internationaux. Mais un quatrième nom, inconnu au bataillon, venait compléter cette affiche : Henri Burns. La quatrième place était au départ attribuée à Steeven Warby un partenaire d’entraiment du tahitien mais 3 semaines avant les échéances, le maori s’était blessé au bras à la suite d’ une grosse coupure . Le coach de la Team City Kick Boxing a alors proposé à notre aito de le remplacer. C’est donc par ce concours de circonstance que le «Giant Killer» fera ses premiers pas chez les pros. Cette opportunité allait, d’une manière imprévue, bousculer tous les pronostics de la soirée.

    Henri Burns fait son entrée dans la division des pros

    Une entrée dans la cour des grands qui sera un grand challenge pour lui puisque dès le premier tour Henri se retrouve face au champion. Un colosse maori affichant plus de 120kg sur la balance réputé pour son punch explosif qui a eu raison de plusieurs adversaires auparavant. La foule est en délire lorsque le speaker annonce le nom du néo-zélandais mais le guerrier de moorea, beaucoup plus affûté, (il a perdu 15 kg depuis son arrivée en Nouvelle-Zélande) ne branche pas et reste concentré.

    Dès le coup de gong, les deux protagonistes prennent leurs marques avec quelques coups échangés dont 2 high kicks gauche, lancés par Henri, qui ont manqué de peu la tête de son rival. Il aura tout de même suffi moins d’1 minute pour que le tahitien trouve la faille. Il se désaxe, charge son adversaire en le fauchant avec son bras droit pour le déséquilibrer. Opération réussie ! Le maori est à terre en position « tortue » pour se protéger mais le tahitien sera déjà placé sur son dos, il enclenche alors une avalanche de crochet qui atteint à maintes reprise la tête de son opposant, l’arbitre ne tardera pas à arrêter le combat.

    Le double champion en titre ne pourra rien faire face aux assauts du tahitien

    Henri réalise ainsi l’impensable ! Un scénario improbable qui a suscité la frustration du public et qui n’a d’ailleurs pas hésité à l’exprimer : le guerrier tahitien est déclaré vainqueur sous la huée des supporters néo-zélandais. Cependant notre aito reste de marbre. Pas de « pa’oti » endiablé comme à l’accoutumé, juste une accolade à son adversaire en guise de respect : il faut garder la tête froide pour la finale.

    Le tahitien est déclaré vainqueur sous la huée des supporters frustrés

    Lors du dernier acte, les choses se corsent pour notre représentant car moins expérimenté la tension monte d’un cran. Il faut surmonter cette pression surtout à ce stade de la compétition, tenter de combiner les émotions comme la peur, le stress ou encore la colère. Et ce n’était pas chose facile face à Siggi Pesaleli, un combattant plus expérimenté mais c’est ça aussi la dure loi de la compétition. Au premier round, après quelques échanges musclés, Henri se fait surprendre par un crochet gauche du samoan qui le met à terre. Siggi Pesaleli se rue alors en « ground and pound » (position montée) sur le buste du tahitien et enchaine une série de coup de coude au visage. Henri est toujours conscient, mais la règle des 6 coups au visage sans pouvoir riposter va tourner en sa défaveur. L’arbitre ordonne la fin du match. Le samoan remporte donc ce tournoi. Au moment du verdict notre aito  applaudi son adversaire. Cette leçon d’humilité conquit finalement les spectateurs car lorsque le tahitien remercie le public en sortant du ring, il est alors applaudi par la foule. C’est alors que deux monuments des sports de combats polynésien se retrouvent devant notre aito. Mark Hunt, ancien champion de K-1 et actuel n°7 au classement de l’UFC, ainsi que David Tua lui sert la main et lui confie que la prochaine fois c’est lui qui décrochera la ceinture.

    Quelques échanges musclés entre Henri Burns et Siggi Pesaleli

    Quelques heures après son combat, Sportstahiti.com a pu recueillir les impressions de notre aito :

    • Quel bilan dresses- tu à l’issue de cette soirée ?

    « Le bilan reste tout de même positif pour moi. Au départ, j’étais vraiment « focus », je pensais à une seule chose : le battre (rire). Mais c’est vrai que je ne m’attendais pas que ça se passe aussi vite, tant mieux pour moi. »

    •  Il y avait tout de même beaucoup de pression ?

    « Bien évidemment personne n’était pour moi mais ça fait partie du jeu. Je pense que je ne me suis pas si mal débrouillé que ça. C’était ma première chez les pros, ça aurait pu être pire (rire). Bon, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’éléments qui n’étaient pas en ma faveur comme le public, la pression, mon manque d’expérience. Avant la finale, j’ai dû attendre 1h30 pour retourner sur le ring donc je me suis un peu refroidit. Mais bon … pas d’excuse, je ferais mieux la prochaine fois. Sinon c’était une très belle expérience car en face de moi, c’étaient des gros morceaux du fight en Nouvelle-Zélande. »

    •  Un dernier message ?

    « Je remercie tous ceux qui me supporte depuis le début, ma copine, ma famille, mes amis, mon club. Je remercie principalement mes sponsors sans qui rien ne serait possible : Air Tahiti Nui, Toa Faa’a, Nike Shop Vaima, O.P.T., Breakpoint, J.A.C. Pacifique Massage, Tahitian Spartan et Noni Energy. »

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