Portrait – Karelle Poppke : « Dans deux ou trois ans, je serai dans le WCT »

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Karelle Poppke est une battante. C’est par exemple le genre de surfeuse qui remporte le Championnat de Tahiti chez les ondines (tous les championnats d’ailleurs), et qui s’inscrit également chez les garçons. Depuis que la jeune femme a remporté son premier WQS (World Qualifying Serie) le samedi 23 Juillet dernier, tous les espoirs sont permis. Suite à cet exploit, elle a grimpé de la 204ème à la 100ème place du classement général, 50 places avant le dernier échelon qualificatif du WCT (World Championship Tour).

Comment as-tu commencé le surf ?

« J’ai commencé sur un bodyboard à la baie. C’était les anciens qui étaient assez longs et qui ressemblaient assez à une planche. Au début, c’était juste un passe temps, mais peu de temps après j’ai commencé à surfer sur une planche. »

À quel âge as-tu commencé les compétitions ?

« J’ai commencé à dix ans localement et vers onze, douze ans en à l’étranger. J’ai participé à ma première compétition internationale en Australie. C’était sur la Gold Coast, lors du Oakley Groom. En ce qui concerne les WQS, Ça va bientôt faire trois ans que j’en fais. Étant donné que je ne peux plus faire les juniors, je me suis redirigé vers le tour qualificatif. »

Quel est ton objectif cette année ?

« Cette année mon objectif c’était au moins d’atteindre les 100 premières. Mais depuis cette victoire, je vais essayer d’atteindre les 50 premières. Je partirai en Europe en mi-aout. Je ferai le « Pro Anglet » en France. Je ne connais pas la vague à Anglet. On m’a dit que c’était un peu comme l’embouchure. Je vais courir le matin et le soir pour m’entrainer et dans la journée je ferai du surf. Si j’arrive à passer dans le top 50, Ça va être un peu plus difficile parce que je serai confrontée aux filles du CT. »

Comment s’est passé le Tahara Pro ?

« La compétition n’était pas facile. Les japonaises surfent super bien sur les petites vagues. Moi, j’ai un grand gabarit, ça me permet de faire des manoeuvres puissantes mais c’est dure de glisser. Les japonaises sont très techniques mais je pense que ce qui a joué c’est ma puissance. Il me suffisait de faire une bonne manoeuvre avec une grande gerbe pour atteindre 5 points. »

Es-tu contente ?

« Je sus carrément contente, c’est une première ! Le fait de monter comme ça d’un coup dans le classement, ça me motive encore plus. »

Où te vois-tu dans quelques années ?

« Dans deux trois ans, je voudrais être sur le CT et pouvoir surfer toutes les vagues du tour. Je me donne maximum cinq ans pour y être. C’est un rêve depuis que je commence à réaliser. »

Des remerciements à faire ?

« Je remercie tout le monde, mes sponsors, Air Tahiti Nui Billabong et ma famille. »

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l'auteurPN

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